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	<title>Les entretiens de la cité</title>
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	<description>Faire dialoguer entre eux et avec le public des personnalités aux savoirs différents mais complémentaires sur un thème de société.</description>
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		<title>image du corps interface</title>
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		<pubDate>Thu, 02 Feb 2012 17:04:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Michele Ferrand</dc:creator>
				<category><![CDATA[a la une]]></category>

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		<description><![CDATA[Images, interfaces et corps ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h1>A LIRE</h1>
<p><a href="http://www.internetactu.net/author/remi-sussan/" target="_blank">Remi Sussan </a>nous fait un compte rendu de la journée</p>
<p><strong>Journée d’étude PraTIC : </strong></p>
<p><strong>Images, interfaçages et corps qui a eu lieu à Paris</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>L</strong><strong>e lundi 23 janvier 2012 organisée par <a href="http://www.omnsh.org/spip.php?article212" target="_blank">Etienne Armand Amato</a></strong></p>
<p><strong><a href="http://www.internetactu.net/2012/01/31/images-du-corps-interface/" target="_blank"><strong><strong>A lire sur Internet Actu</strong></strong></a></strong></p>
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		</item>
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		<title>la guichet du savoir fait peau neuve</title>
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		<pubDate>Wed, 18 Jan 2012 10:31:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Michele Ferrand</dc:creator>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>

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		<description><![CDATA[guichet du savoir]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Nouvelle Formule nouveau look plus de <a href="http://www.guichetdusavoir.org/">40 000 QUESTIONS </a></p>
<p>Vous avez une question?</p>
<p>Posez-la, réponse assurée en 72 heures</p>
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		</item>
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		<title>Hommage à Cecil Guitart</title>
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		<pubDate>Tue, 06 Dec 2011 16:01:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Michele Ferrand</dc:creator>
				<category><![CDATA[cecil guitart]]></category>

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		<description><![CDATA[Cecil Guitart, une vie pour la culture 1944 2010]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le 26 novembre à l&#8217;heure où la deuxième édition des Entretiens de la Cité se tenait à Lyon, un hommage était rendu à Cécil Guitart au musée Dauphinois à Grenoble</p>
<p>Variations sur le corps  26 novembre 2011 , en hommage à Cecil Guitart</p>
<p>Notre rencontre date des débuts de l’association Doc Forum en 1996.</p>
<p>Avec l’ambition de créer en Rhône-Alpes un espace réel et virtuel de rencontres et débats sur la construction de la société de la connaissance à l’aube d’internet, nos chemins devaient bien entendu se croiser&#8230; Première édition de Doc Forum en 1997, délégué général du pôle Européen universitaire de Grenoble tu es déjà présent à nos côtés</p>
<p>En 2000 tu nous accompagnes dans l’aventure de la Biennale du Savoir, Michel Serres seul sur scène devant 1000 personnes nous enchante avec « le rôle du corps dans l’archéologie du savoir » et de ton côté tu animes le dimanche « les controverses du savoir » rencontre avec Pascal Picq, Michel Authier, Marc-Alain Ouaknin et Patrick Bazin</p>
<p>Sans toi sans ton dynamisme, ta générosité, ton optimisme, ta pugnacité, nous aurions bien souvent été tentés d’abandonner mais tu étais toujours là pour nous rappeler l’importance des associations dans le paysage culturel et leur rôle dans le partage et la médiation des savoirs, un compagnon de route sur le chemin des « savoirs » qui ne nous aura jamais abandonné.</p>
<p>Savoir. Cette question t’obsédait &#8230;Comment il se construit ? Par qui ? et par quel processus ? Où ? comment on y accède ? Comment il s&#8217;échange ? De quel savoir s&#8217;agit &#8211; il ? Celui, développé par les chercheurs ? Celui, porté par l&#8217;expertise des plus humbles ?  Entre sa production par le chercheur et la perception qu&#8217;en a le citoyen, tous ces savoirs tu souhaitais les « tutoyer »</p>
<p>En 2009 Doc Forum crée les entretiens de la Cité, événement culturel et scientifique d’un genre unique et bien entendu c’est à toi que nous demandons d’animer aux côtés d’Yves Coppens et Michel Serres « Révolution sur la mémoire » devant 1200 personnes&#8230;<span id="more-873"></span></p>
<p>Tu savais alterner faconde méridionale et rigueur scientifique, ce talent nous a permis de convaincre de nombreux scientifiques et intellectuels d’accompagner Doc Forum dans cette démarche de partage du Savoir à laquelle tu tenais tant. Toujours discret sur une carrière professionnelle qui fut brillante mais dont tu savais relativiser certains aspects que bien d’autres se seraient empressé de souligner avec vigueur, tu restais un « partageux » de la connaissance.</p>
<p>Tu as fais partie de ces trop rares personnes qui croient encore que l’éducation est une libération, une des meilleures armes contre les différentes formes d’asservissement (consumériste, médiatique, politique&#8230;) contre lesquels tu luttais. Entrepreneur du savoir tu avais toujours en tête de multiples projets de diffusion de la culture pour tous et non pas pour chacun. Le « tous ensemble » dans l’accès à la connaissance était pour toi une évidence à laquelle il fallait néanmoins sacrifier de nombreux efforts car tu étais aussi conscient des obstacles qui se dressent sur la route de ceux qui tentent de faire bouger les lignes.</p>
<p>Tu n’étais ni réaliste ni pragmatique, comportements qu’on nous donne aujourd’hui en référence, car tu savais que rien de bien ne peut se faire sans une part de rêve et d’ambition et que l’efficacité ne se réduit pas à un bilan comptable, c’est ce qui donnait toute sa valeur aux efforts que tu as prodigué pour les différentes opérations de l’association.</p>
<p>L&#8217; automne 2010 nous préparions ensemble la deuxième édition qui n’aurait jamais vu le jour sans ta contribution scientifique, ton énergie et ta volonté de faire de cette nouvelle journée « Variations sur le corps » une nouvelle rencontre passionnante entre personnalités aux savoirs différents mais complémentaires</p>
<p>Michèle Ferrand</p>
<p>Eric Guillot</p>
<p>Doc Forum</p>
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		</item>
		<item>
		<title>decouvrir le programme</title>
		<link>http://entretiensdelacite.docforum-lyon.com/2011/11/07/decouvrer-le-programme/</link>
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		<pubDate>Mon, 07 Nov 2011 18:15:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Michele Ferrand</dc:creator>
				<category><![CDATA[programme]]></category>

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		<description><![CDATA[le programme]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>10h-10h10:Ouverture Lecture par Michel Serres</strong></p>
<p>Yves Coppens, paléontologue et Michel Serres, philosophe, académicien sont les narrateurs de cette journée et s’entretiennent avec les personnalités invitées tout au long de la journée</p>
<p>Des séquences fortes, surprenantes, brèves et mises en scène pour appréhender de façon sensible 4 objets du patrimoine :le Musée des Confluences, révèle de façon « inattendue » quatre objets de nos collections en écho aux thématiques des quatre tables rondes. »</p>
<p><strong>10h 11h15 Sur les métamorphoses de l’hominisation.</strong></p>
<p>De l’état de quadrupède à l’homme debout (homo erectus), le corps en se relevant rencontre  les sens et les fédère pour les unifier en lui. Buffon, dans son « Histoire naturelle de l’homme  (1749) », Condillac dans son « Traité des sensations (1754) », Michel Serres dans « Les cinq sens (1985) », montrent comment les sens sont à l’origine d’un savoir  que la science canonise</p>
<ul>
<li>Yves Coppens, paléontologue</li>
<li>Georges Vigarello , historien du corps</li>
</ul>
<p><strong>11h20-12h30: Sur les vertiges du corps</strong></p>
<p>Autour du mystère de l’incarnation,  de l’émerveillement de la transsubstantation, et toujours le vertige entre plaisir , extase, normes et transgression</p>
<p>•	Pierre Gibert, exégète,</p>
<p>•	Marcella Iacub, juriste,</p>
<p>12h40 14h15 DEJEUNER</p>
<p><a href="http://entretiensdelacite.docforum-lyon.com/files/2011/12/programme-Variations-3.pdf" target="_blank">Programme</a></p>
<p><span id="more-829"></span></p>
<p><strong>14h15-15h25:Sur la puissance physique</strong></p>
<p>Le corps (mis par nature à la place du plus faible parmi les vivants), peut développer lorsqu’il est soumis à l’entraînement exigeant du sportif des danseurs et autres artistes, endurance, capacité à négocier avec la souffrance et à surmonter la douleur, toutes les prouesses de l’équilibre instable en portent témoignage.</p>
<p>Qui sait ce que peut le corps face aux situations extrêmes ?</p>
<p>•	Gregory Cuilleron, jeune chef  lyonnais, handicapé</p>
<p>•	Marie de Hennezel, psychologue,</p>
<p>•	Dominique Hervieu, danseuse, chorégraphe, directrice de la maison de la danse Lyon,</p>
<p>•	Romain Loursac, LOU rugby,</p>
<p><strong>15h25-17h:Sur le corps sans cesse ré inventé</strong></p>
<p>Au cours des siècles un corps nouveau se dessine, longtemps vécu sur le mode de la souffrance du mystère et de la mort il est depuis un siècle l’objet de prodigieuses révolutions Chirurgie, cosmétologie, diététique, pharmacologie sont à son chevet, il est .entretenu, soigné réparé, appareillé, l’attention qu’on lui porte est sans fin.Les bio et  nanotechnologies vont permettre par l&#8217;implantation de puces dans le corps, de réguler et contrôler des fonctions ou des organes tous les progrès scientifiques et techniques vont-ils permettre une maitrise complète du corps ?</p>
<p>Le corps demain: rêve bionique ou cauchemar prométhéen ? Michel Serres appelle « Biosom »le corps global formé de la somme des sciences et des techniques, des espèces et des règnes en pleine mutation sous l’effet des technologies, à l’émergence du « Biosom » correspond une certaine « hominescence » , la naissance d’une personne nouvelle.</p>
<p>•	Jean-Louis Touraine, professeur de médecine, spécialiste en immunologie</p>
<p>•	Georges Vigarello , historien du corps</p>
<p>•	Frederic Kaplan, chercheur en intelligence artificielle</p>
<p>Avec la participation de Yves Gellie photographe <a href="http://www.yvesgellie.com/">, Human 2.0.</a></p>
<p>17h-17h 15 Conclusion</p>
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		</item>
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		<title>ina portraits des invites</title>
		<link>http://entretiensdelacite.docforum-lyon.com/2011/10/20/les-invites/</link>
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		<pubDate>Thu, 20 Oct 2011 14:11:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Michele Ferrand</dc:creator>
				<category><![CDATA[invites]]></category>

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		<description><![CDATA[ina portraits invites]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le partenariat avec l&#8217;INA nous permet de vous faire partager quelques portraits d&#8217;invités, à regarder avant le 26 novembre pour mieux les connaitre</p>
<p><object id="jasonlau_dot_biz" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="440" height="330" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="src" value="http://www.ina.fr/video/ticket/BXC9008063264/303688/1016395/4edaa50c946c09d353a0f3c379d426cf" /><embed id="jasonlau_dot_biz" type="application/x-shockwave-flash" width="440" height="330" src="http://www.ina.fr/video/ticket/BXC9008063264/303688/1016395/4edaa50c946c09d353a0f3c379d426cf"></embed></object></p>
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		</item>
		<item>
		<title>VOIR OU REVOIR  2009 EDITION 1 DES ENTRETIENS</title>
		<link>http://entretiensdelacite.docforum-lyon.com/2011/10/17/2009-revolution-sur-la-memoire/</link>
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		<pubDate>Mon, 17 Oct 2011 09:48:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Michele Ferrand</dc:creator>
				<category><![CDATA[archives]]></category>
		<category><![CDATA[michel serres]]></category>
		<category><![CDATA[yves coppens]]></category>

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		<description><![CDATA[ ENTRETIENS DE LA CITE EDITION 2009]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h1>Revolution sur la memoire</h1>
<p>A guichet fermé devant 1200 personnes le 14 novembre 2009</p>
<p>Cliquer sur l&#8217;image pour voir les débats de la première table-ronde</p>
<p><a href="http://webcast.in2p3.fr/old/entretiens-Coppens-Serres/index.php?video=discussion.ram"><img class="alignnone size-full wp-image-90" title="Entretiens Yves Coppens Michel Serres a la cite internationale de Lyon" src="http://entretiensdelacite.docforum-lyon.com/files/2010/11/LC_SERRES03.jpg" alt="" width="429" height="286" /></a><span id="more-87"></span></p>
<p>Sur cette image pour voir ou revoir l&#8217;intervention d&#8217;Yves Coppens</p>
<p><a href="http://webcast.in2p3.fr/old/entretiens-Coppens-Serres/index.php?video=coppens.ram" target="_blank"><img class="alignleft size-full wp-image-90" title="Entretiens Yves Coppens Michel Serres a la cite internationale de Lyon" src="http://entretiensdelacite.docforum-lyon.com/files/2010/11/LC_SERRES01.jpg" alt="" width="429" height="286" /></a></p>
<p>et pour voir les autres interventions</p>
<p><a href="http://webcast.in2p3.fr/old/entretiens-Coppens-Serres/index.php?video=boutigny.ram">Patrick Bazin, Yves Coppens, Michel Serres video<br />
Intermède musical, le chaos et l&#8217;ordre video<br />
</a></p>
<p><a href="http://webcast.in2p3.fr/old/entretiens-Coppens-Serres/index.php?video=boutigny.ram">Claudie Haigneré, Astronaute, Présidente de la Cité des Sciences video</a><br />
<a href="http://webcast.in2p3.fr/old/entretiens-Coppens-Serres/index.php?video=lepichon.ram" target="_blank"> Xavier le Pichon, Titulaire de la chaire Géodynamique au Collège de France video</a><br />
<a href="http://webcast.in2p3.fr/old/entretiens-Coppens-Serres/index.php?video=boutigny.ram" target="_blank"> Dominique Boutigny, Physicien au CNRS, directeur du CCIN2P3 video<br />
</a><a href="http://webcast.in2p3.fr/old/entretiens-Coppens-Serres/index.php?video=luminet.ram" target="_blank"> Jean-Pierre Luminet, Astrophysicien video</a></p>
<p><a href="http://webcast.in2p3.fr/old/entretiens-Coppens-Serres/index.php?video=wieviorka.ram" target="_blank"> Annette Wieviorka, Historienne video</a><br />
<a href="http://webcast.in2p3.fr/old/entretiens-Coppens-Serres/index.php?video=jeannerod.ram" target="_blank"> Marc Jeannerod, Neuro physiologiste video</a><br />
<a href="http://webcast.in2p3.fr/old/entretiens-Coppens-Serres/index.php?video=degos.ram" target="_blank"> Laurent Degos, Président de la Haute Autorité de Santé video</a><br />
<a href="http://webcast.in2p3.fr/old/entretiens-Coppens-Serres/index.php?video=mauguiere.ram" target="_blank"> François Mauguiére, Professeur de neurologie à l&#8217; UCBL Lyon 1 video</a></p>
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		</item>
		<item>
		<title>fete de la science 12 au 16 octobre</title>
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		<pubDate>Wed, 12 Oct 2011 14:12:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Michele Ferrand</dc:creator>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>

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		<description><![CDATA[300 evenements 
1000 animations
du 12 au 16 octobre]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h1>Les 20 ans de la fete de la science</h1>
<h1>Fete de la Science 2011,<br />
sous le signe du partage et de l&#8217;échange numérique.</h1>
<p style="text-align: center;">
<p><span style="color: #0000ff;"><strong> RHONE ALPES INNOVE</strong> <span style="color: #000000;">Les 300 évènements et les 1000 animations en Rhône-Alpes sont à découvrir sur votre mobile dés aujourd&#8217;hui <span style="color: #000000;">su</span></span><span style="color: #000000;">r</span><strong> l&#8217;</strong><a style="font-weight: bold;" href="http://itunes.apple.com/fr/app/id460351492?mt=8" target="_blank">AppStore</a><strong>, </strong><a style="font-weight: bold;" href="https://market.android.com/details?id=com.ookapi.fds" target="_blank">AndroidMarket</a> <span style="color: #000000;">ou sur le site Internet mobile dédié</span><strong> : </strong><a style="font-weight: bold;" title="Découvrez le site mobile" href="http://www.fetedelascience-rhonealpes.com/m/" target="_blank">Site internet Mobile</a><strong>.</strong></span></p>
<p>Application mobile gratuite disponible sur <a href="https://market.android.com/details?id=com.ookapi.fds" target="_blank">AndroidMarket</a> et sur <a href="http://itunes.apple.com/fr/app/id460351492?mt=8" target="_blank">AppStore</a>. Labellisée projet national de la Fête de la Science 2011.</p>
<p>Pour les 20 ans de la manifestation, qui se déroule cette année du 12 au 16 octobre 2011, l&#8217;intégralité du programme régional est accessible gratuitement	sur smartphone via une application mobile et son site Internet mobile dédié.<br />
<a href="http://www.fetedelascience-rhonealpes.com/" target="_blank"> Pour en savoir plus </a></p>
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		</item>
		<item>
		<title>les jeunes sont des mutants</title>
		<link>http://entretiensdelacite.docforum-lyon.com/2011/09/13/les-jeunes-sont-des-mutants/</link>
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		<pubDate>Tue, 13 Sep 2011 15:24:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Michele Ferrand</dc:creator>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>

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		<description><![CDATA[les jeunes sont des mutants]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Michel Serres réclame l’indulgence pour les jeunes, obligés de tout réinventer dans une société bouleversée par les nouvelles technologies.</p>
<p><a href="http://www.liberation.fr/culture/01012357658-petite-poucette-la-generation-mutante" target="_blank">Lire l&#8217;interview de Libération en Septembre</a></p>
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		</item>
		<item>
		<title>eduquer au XXI EME</title>
		<link>http://entretiensdelacite.docforum-lyon.com/2011/03/08/eduquer-au-xxi-eme/</link>
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		<pubDate>Tue, 08 Mar 2011 07:53:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Michele Ferrand</dc:creator>
				<category><![CDATA[michel serres]]></category>

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		<description><![CDATA[michel serres 1er mars]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="color: #33ccff;"> PETITE POUCETTE</span></strong></p>
<p><strong><span style="color: #33ccff;">Michel Serres </span></strong>Le mardi 1er mars 2011, s&#8217;est tenue, sous la Coupole, en présence de M.  Luc Chatel, ministre de l’Éducation nationale, de la Jeunesse et de la Vie  associative, une séance solennelle inter-académique présidée par M. Gabriel de  Broglie, chancelier de l&#8217;Institut, sur le thème : <strong>Les nouveaux défis de  l&#8217;éducation.</strong></p>
<p>Chacun s’accorde à reconnaître l’importance centrale de l’éducation pour  l’avenir de notre pays.</p>
<p>Or, il est apparu de plus en plus clairement au cours de  ces dernières années que les acquis au sortir du collège et du lycée n’ont pas  le niveau désiré. Cela est attesté notamment par le classement médiocre de la  France dans l’enquête de l’OCDE/PISA, publiée en décembre dernier.</p>
<p>L’Institut et les Académies qui le composent ont jugé essentiel d’insister de  façon publique sur la gravité de la situation. Au cours de cette séance  solennelle, M. Xavier Darcos, secrétaire perpétuel de l’Académie des sciences  morales et politiques, dans un discours intitulé <a href="http://www.institut-de-france.fr/education/darcos.html">École  et Nation</a>, M. Pierre Léna, de l’Académie des sciences, dans un discours  intitulé <a href="http://www.institut-de-france.fr/education/lena.html">La science en héritage</a>, et M. Michel  Serres, de l’Académie française, dans un discours intitulé <a href="http://www.institut-de-france.fr/education/serres.html">Petite Poucette</a>, ont mis en perspective la nature  des problèmes en cause dans les grands champs du savoir transmis par  l’éducation, et les solutions qui pourraient être apportées, au-delà des  contingences politiques et des contraintes sociologiques.</p>
<p><strong>MICHEL SERRES </strong></p>
<p>“Avant d&#8217;enseigner quoi que ce soit à qui que ce soit, au moins faut-il le  connaître. Qui se présente, aujourd&#8217;hui, à l&#8217;école, au collège, au lycée, à  l&#8217;université ?</p>
<p>Je voudrais avoir dix-huit ans, l&#8217;âge de Petite Poucette et de  Petit Poucet, puisque tout est à refaire, puisque tout reste à inventer. Je  souhaite que la vie me laisse assez de temps pour y travailler encore, en  compagnie de ces Petits, auxquels j&#8217;ai voué ma vie, parce que je les ai toujours  respectueusement aimés.</p>
<p>Ce nouvel écolier, cette jeune étudiante n&#8217;a jamais vu veau,  vache, cochon ni couvée. En 1900, la majorité des humains, sur la planète,  travaillaient au labour et à la pâture ; en 2011, la France, comme les pays  analogues, ne compte plus qu&#8217;un pour cent de paysans. Sans doute faut-il voir là  une des plus fortes ruptures de l&#8217;histoire, depuis le néolithique. Jadis référée  aux pratiques géorgiques, la culture, soudain, changea. Celle ou celui que je  vous présente ne vit plus en compagnie des vivants, n&#8217;habite plus la même Terre,  n&#8217;a plus le même rapport au monde. Elle ou il n&#8217;admire qu&#8217;une nature arcadienne,  celle du loisir ou du tourisme.</p>
<p>- Il habite la ville. Ses prédécesseurs immédiats, pour plus de  la moitié, hantaient les champs. Mais, devenu sensible à l&#8217;environnement, il  polluera moins, prudent et respectueux, que nous autres, adultes inconscients et  narcisses. Il n&#8217;a plus la même vie physique, ni le même monde en nombre, la  démographie ayant soudain bondi vers sept milliards d&#8217;humains ; il habite un  monde plein.</p>
<p>- Son espérance de vie va vers quatre-vingts ans. Le jour de  leur mariage, ses arrière-grands-parents s&#8217;étaient juré fidélité pour une  décennie à peine. Qu&#8217;il et elle envisagent de vivre ensemble, vont-ils jurer de  même pour soixante-cinq ans ? Leurs parents héritèrent vers la trentaine, ils  attendront la vieillesse pour recevoir ce legs. Ils ne connaissent plus les  mêmes âges, ni le même mariage ni la même transmission de biens. Partant pour la  guerre, fleur au fusil, leurs parents offraient à la patrie une espérance de vie  brève ; y courront-ils, de même, avec, devant eux, la promesse de six décennies  ?</p>
<p>- Depuis soixante ans, intervalle unique dans notre histoire,  il et elle n&#8217;ont jamais connu de guerre, ni bientôt leurs dirigeants ni leurs  enseignants. Bénéficiant d ‘une médecine enfin efficace et, en pharmacie,  d&#8217;antalgiques et d&#8217;anesthésiques, ils ont moins souffert, statistiquement  parlant, que leurs prédécesseurs. Ont-ils eu faim ? Or, religieuse ou laïque,  toute morale se résumait en des exercices destinés à supporter une douleur  inévitable et quotidienne : maladies, famine, cruauté du monde. Ils n&#8217;ont plus  le même corps ni la même conduite ; aucun adulte ne sut leur inspirer une morale  adaptée.</p>
<p>- Alors que leurs parents furent conçus à l&#8217;aveuglette, leur  naissance est programmée. Comme, pour le premier enfant, l&#8217;âge moyen de la mère  a progressé de dix à quinze ans, les parents d&#8217;élèves ont changé de génération.  Pour plus de la moitié, ces parents ont divorcé. Ils n&#8217;ont plus la même  généalogie.</p>
<p>- Alors que leurs prédécesseurs se réunissaient dans des  classes ou des amphis homogènes culturellement, ils étudient au sein d&#8217;un  collectif où se côtoyent désormais plusieurs religions, langues, provenances et  mœurs. Pour eux et leurs enseignants, le multiculturalisme est de règle. Pendant  combien de temps pourront-ils encore chanter l&#8217;ignoble &laquo;&nbsp;sang impur&nbsp;&raquo; de quelque  étranger ? Ils n&#8217;ont plus le même monde mondial, ils n&#8217;ont plus le même monde  humain. Mais autour d&#8217;eux, les filles et les fils d&#8217;immigrés, venus de pays  moins riches, ont vécu des expériences vitales inverses.</p>
<p>Bilan temporaire. Quelle littérature, quelle histoire  comprendront-ils, heureux, sans avoir vécu la rusticité, les bêtes domestiques,  la moisson d&#8217;été, dix conflits, cimetières, blessés, affamés, patrie, drapeau  sanglant, monuments aux morts, sans avoir expérimenté dans la souffrance,  l&#8217;urgence vitale d&#8217;une morale ?</p>
<p><strong>VOILÀ POUR LE CORPS ; VOICI POUR LA CONNAISSANCE<br />
</strong></p>
<p>- Leurs ancêtres fondaient leur culture sur un horizon temporel  de quelques milliers d&#8217;années, ornées par l&#8217;Antiquité gréco-latine, la Bible  juive, quelques tablettes cunéiformes, une préhistoire courte. Milliardaire  désormais, leur horizon temporel remonte à la barrière de Planck, passe par  l&#8217;accrétion de la planète, l&#8217;évolution des espèces, une paléo-anthropologie  millionnaire. N&#8217;habitant plus le même temps, ils vivent une toute autre  histoire.</p>
<p>- Ils sont formatés par les médias, diffusés par des adultes  qui ont méticuleusement détruit leur faculté d&#8217;attention en réduisant la durée  des images à sept secondes et le temps des réponses aux questions à quinze  secondes, chiffres officiels ; dont le mot le plus répété est &laquo;&nbsp;mort&nbsp;&raquo; et l&#8217;image  la plus représentée celle de cadavres. Dès l&#8217;âge de douze ans, ces adultes-là  les forcèrent à voir plus de vingt mille meurtres.</p>
<p>- Ils sont formatés par la publicité ; comment peut-on leur  apprendre que le mot relais, en français s&#8217;écrit &laquo;&nbsp;- ais&nbsp;&raquo;, alors qu&#8217;il est  affiché dans toutes les gares &laquo;&nbsp;- ay&nbsp;&raquo; ? Comment peut-on leur apprendre le système  métrique, quand, le plus bêtement du monde, la SNCF leur fourgue des &laquo;&nbsp;s&#8217;miles&nbsp;&raquo;  ?</p>
<p>Nous, adultes, avons doublé notre société du spectacle d&#8217;une  société pédagogique dont la concurrence écrasante, vaniteusement inculte,  éclipse l&#8217;école et l&#8217;université. Pour le temps d&#8217;écoute et de vision, la  séduction et l&#8217;importance, les médias se sont saisis depuis longtemps de la  fonction d&#8217;enseignement.</p>
<p>Critiqués, méprisés, vilipendés, puisque pauvres et discrets,  même s&#8217;ils détiennent le record mondial des prix Nobel récents et des médailles  Fields par rapport au nombre de la population, nos enseignants sont devenus les  moins entendus de ces instituteurs dominants, riches et bruyants.</p>
<p>Ces enfants habitent donc le virtuel. Les sciences cognitives  montrent que l&#8217;usage de la toile, lecture ou écriture au pouce des messages,  consultation de Wikipedia ou de Facebook, n&#8217;excitent pas les mêmes neurones ni  les mêmes zones corticales que l&#8217;usage du livre, de l&#8217;ardoise ou du cahier. Ils  peuvent manipuler plusieurs informations à la fois.</p>
<p>Ils ne connaissent ni n&#8217;intègrent ni ne synthétisent comme  nous, leurs ascendants. Ils n&#8217;ont plus la même tête.</p>
<p>- Par téléphone cellulaire, ils accèdent à toutes personnes ;  par GPS, en tous lieux ; par la toile, à tout le savoir ; ils hantent donc un  espace topologique de voisinages, alors que nous habitions un espace métrique,  référé par des distances. Ils n&#8217;habitent plus le même espace</p>
<p>Sans que nous nous en apercevions, un nouvel humain est né,  pendant un intervalle bref, celui qui nous sépare des années soixante-dix. Il ou  elle n&#8217;a plus le même corps, la même espérance de vie, ne communique plus de la  même façon, ne perçoit plus le même monde, ne vit plus dans la même nature,  n&#8217;habite plus le même espace. Né sous péridurale et de naissance programmée, ne  redoute plus, sous soins palliatifs, la même mort. N&#8217;ayant plus la même tête que  celle de ses parents, il ou elle <em>connaît autrement</em>.</p>
<p>- Il ou elle écrit autrement. Pour l&#8217;observer, avec admiration,  envoyer, plus rapidement que je ne saurai jamais le faire de mes doigts gourds,  envoyer, dis-je, des SMS avec les deux pouces, je les ai baptisés, avec la plus  grande tendresse que puisse exprimer un grand-père, <a href="http://www.lemonde.fr/sujet/1e72/petite-poucette.html">Petite Poucette</a> et <a href="http://www.lemonde.fr/sujet/20c8/petit-poucet.html">Petit  Poucet</a>. Voilà leur nom, plus joli que le vieux mot, pseudo-savant, de  <em>dactylo</em>.<span id="more-402"></span></p>
<p>- Ils ne parlent plus la même langue. Depuis Richelieu,  l&#8217;Académie française publie, à peu près tous les vingt ans, pour référence, le  dictionnaire de la nôtre. Aux siècles précédents, la différence entre deux  publications s&#8217;établissait autour de quatre à cinq mille mots, chiffres à peu  près constants ; entre la précédente et la prochaine, elle sera d&#8217;environ trente  mille. A ce rythme, on peut deviner qu&#8217;assez vite, nos successeurs pourraient se  trouver, demain, aussi séparés de notre langue que nous le sommes, aujourd&#8217;hui,  de l&#8217;ancien français pratiqué par <a href="http://www.lemonde.fr/sujet/c8ac/chretien-de-troyes.html">Chrétien de  Troyes</a> ou Joinville. Ce gradient donne une indication quasi photographique  des changements que je décris. Cette immense différence, qui touche toutes les  langues, tient, en partie, à la rupture entre les métiers des années récentes et  ceux d&#8217;aujourd&#8217;hui. Petite Poucette et son ami ne s&#8217;évertueront plus aux mêmes  travaux. La langue a changé, le labeur a muté.</p>
<p><strong>L&#8217;INDIVIDU </strong></p>
<p>Mieux encore, les voilà devenus tous deux des individus.  Inventé par saint Paul, au début de notre ère, l&#8217;individu vient de naître ces  jours-ci. De jadis jusqu&#8217;à naguère, nous vivions d&#8217;appartenances : français,  catholiques, juifs, protestants, athées, gascons ou picards, femmes ou mâles,  indigents ou fortunés… nous appartenions à des régions, des religions, des  cultures, rurales ou urbaines, des équipes, des communes, un sexe, un patois, la  Patrie. Par voyages, images, Toile et guerres abominables, ces collectifs ont à  peu près tous explosé.</p>
<p>Ceux qui restent s&#8217;effilochent. L&#8217;individu ne sait plus vivre  en couple, il divorce ; ne sait plus se tenir en classe, il bouge et bavarde ;  ne prie plus en paroisse ; l&#8217;été dernier, nos footballeurs n&#8217;ont pas su faire  équipe ; nos politiques savent-ils encore construire un parti plausible ou un  gouvernement stable ? On dit partout mortes les idéologies ; ce sont les  appartenances qu&#8217;elles recrutaient qui s&#8217;évanouissent.</p>
<p>Cet nouveau-né individu, voilà plutôt une bonne nouvelle. A  balancer les inconvénients de ce que l&#8217;on appelle égoïsme par rapport aux crimes  commis par et pour la libido d&#8217;appartenance – des centaines de millions de morts  –, j&#8217;aime d&#8217;amour ces jeunes gens.</p>
<p>Cela dit, reste à inventer de nouveaux liens. En témoigne le  recrutement de Facebook, quasi équipotent à la population du monde. Comme un  atome sans valence, Petite Poucette est toute nue. Nous, adultes, n&#8217;avons  inventé aucun lien social nouveau. L&#8217;entreprise généralisée du soupçon et de la  critique contribua plutôt à les détruire.</p>
<p>Rarissimes dans l&#8217;histoire, ces transformations, que j&#8217;appelle  hominescentes, créent, au milieu de notre temps et de nos groupes, une crevasse  si large et si évidente que peu de regards l&#8217;ont mesurée à sa taille, comparable  à celles visibles au néolithique, à l&#8217;aurore de la science grecque, au début de  l&#8217;ère chrétienne, à la fin du <a href="http://www.lemonde.fr/sujet/47d9/moyen-age.html">Moyen Age</a> et à la  Renaissance.</p>
<p>Sur la lèvre aval de cette faille, voici des jeunes gens  auxquels nous prétendons dispenser de l&#8217;enseignement, au sein de cadres datant  d&#8217;un âge qu&#8217;ils ne reconnaissent plus : bâtiments, cours de récréation, salles  de classes, amphithéâtres, campus, bibliothèques, laboratoires, savoirs même…  cadres datant, dis-je, d&#8217;un âge et adaptés à une ère où les hommes et le monde  étaient ce qu&#8217;ils ne sont plus.</p>
<p><em>Trois questions, par exemple : que transmettre ? A qui le  transmettre ? Comment le transmettre ? </em></p>
<p><strong>QUE TRANSMETTRE ? LE SAVOIR ! </strong></p>
<p>Jadis et naguère, le savoir avait pour support le corps du  savant, aède ou griot. Une bibliothèque vivante… voilà le corps enseignant du  pédagogue. Peu à peu, le savoir s&#8217;objectiva : d&#8217;abord dans des rouleaux, sur des  velins ou parchemins, support d&#8217;écriture ; puis, dès la Renaissance, dans les  livres de papier, supports d&#8217;imprimerie ; enfin, aujourd&#8217;hui, sur la toile,  support de messages et d&#8217;information. L&#8217;évolution historique du couple  support-message est <em>une bonne variable de la fonction d&#8217;enseignement. </em>Du coup, la pédagogie changea au moins trois fois : avec l&#8217;écriture, les  Grecs inventèrent la <em>Paideia</em> ; à la suite de l&#8217;imprimerie, les traités  de pédagogie pullulèrent. Aujourd&#8217;hui ?</p>
<p>Je répète. <em>Que transmettre ? Le savoir ? Le voilà, partout  sur la Toile, disponible, objectivé. Le transmettre à tous ? Désormais, tout le  savoir est accessible à tous. Comment le transmettre ? Voilà, c&#8217;est fait. </em>Avec l&#8217;accès aux personnes, par le téléphone cellulaire, avec l&#8217;accès en  tous lieux, par le GPS, l&#8217;accès au savoir est désormais ouvert. D&#8217;une certaine  manière, <em>il est toujours et partout déjà transmis</em>.</p>
<p><em>Objectivé, certes, mais, de plus, distribué. Non  concentré.</em> Nous vivions dans un espace métrique, dis-je, référé à des  centres, à des concentrations. Une école, une classe, un campus, un amphi, voilà  des concentrations de personnes, étudiants et professeurs, de livres en  bibliothèques, d&#8217;instruments dans les laboratoires… ce savoir, ces références,  ces textes, ces dictionnaires… les voilà distribués partout et, en particulier,  chez vous – même les observatoires ! mieux, en tous les lieux où vous vous  déplacez ; de là étant, vous pouvez toucher vos collègues, vos élèves, où qu&#8217;ils  passent ; ils vous répondent aisément. L&#8217;ancien espace des concentrations –  celui-là même où je parle et où vous m&#8217;écoutez, que faisons-nous ici ? – se  dilue, se répand ; nous vivons, je viens de le dire, dans un espace de  voisinages immédiats, mais, de plus, distributif. Je pourrais vous parler de  chez moi ou d&#8217;ailleurs, et vous m&#8217;entendriez ailleurs ou chez vous, que  faisons-nous donc ici ?</p>
<p>Ne dites surtout pas que l&#8217;élève manque des fonctions  cognitives qui permettent d&#8217;assimiler le savoir ainsi distribué, puisque,  justement, ces fonctions se transforment avec le support et par lui. Par  l&#8217;écriture et l&#8217;imprimerie, la mémoire, par exemple, muta au point que Montaigne  voulut une tête bien faite plutôt qu&#8217;une tête bien pleine. Cette tête vient de  muter encore une fois. De même donc que la pédagogie fut inventée  (<em>paideia</em>) par les Grecs, au moment de l&#8217;invention et de la propagation  de l&#8217;écriture ; de même qu&#8217;elle se transforma quand émergea l&#8217;imprimerie, à la  Renaissance ; de même, la pédagogie change totalement avec les nouvelles  technologies. Et, je le répète, elles ne sont qu&#8217;une variable quelconque parmi  la dizaine ou la vingtaine que j&#8217;ai citée ou pourrais énumérer.</p>
<p>Ce changement si décisif de l&#8217;enseignement – changement  répercuté sur l&#8217;espace entier de la société mondiale et l&#8217;ensemble de ses  institutions désuètes, changement qui ne touche pas, et de loin, l&#8217;enseignement  seulement, mais aussi le travail, les entreprises, la santé, le droit et la  politique, bref, l&#8217;ensemble de nos institutions – nous sentons en avoir un  besoin urgent, mais nous en sommes encore loin.</p>
<p>Probablement, parce que ceux qui traînent, dans la transition  entre les derniers états, n&#8217;ont pas encore pris leur retraite, alors qu&#8217;ils  diligentent les réformes, selon des modèles depuis longtemps effacés. Enseignant  pendant un demi-siècle sous à peu près toutes les latitudes du monde, où cette  crevasse s&#8217;ouvre aussi largement que dans mon propre pays, j&#8217;ai subi, j&#8217;ai  souffert ces réformes-là comme des emplâtres sur des jambes de bois, des  rapetassages ; or les emplâtres endommagent le tibia, même artificiel : les  rapetassages déchirent encore plus le tissu qu&#8217;ils cherchent à consolider.</p>
<p>Oui, depuis quelques décennies je vois que nous vivons une  période comparable à l&#8217;aurore de la Paideia, après que les Grecs apprirent à  écrire et démontrer ; semblable à la Renaissance qui vit naître l&#8217;impression et  le règne du livre apparaître ; période incomparable pourtant, puisqu&#8217;en même  temps que ces techniques mutent, le corps se métamorphose, changent la naissance  et la mort, la souffrance et la guérison, les métiers, l&#8217;espace, l&#8217;habitat,  l&#8217;être-au-monde.</p>
<p><strong><br />
</strong></p>
<p>Face à ces mutations, sans doute convient-il d&#8217;inventer  d&#8217;inimaginables nouveautés, hors les cadres désuets qui formatent encore nos  conduites, nos médias, nos projets adaptés à la société du spectacle. Je vois  nos institutions luire d&#8217;un éclat semblable à celui des constellations dont les  astronomes nous apprirent qu&#8217;elles étaient mortes depuis longtemps déjà.</p>
<p>Pourquoi ces nouveautés ne sont-elles point advenues ? Je  crains d&#8217;en accuser les philosophes, dont je suis, gens qui ont pour métier  d&#8217;anticiper le savoir et les pratiques à venir, et qui ont, ce me semble, failli  à leur tâche. Engagés dans la politique au jour le jour, ils n&#8217;entendirent pas  venir le contemporain. Si j&#8217;avais eu à croquer le portrait des adultes, dont je  suis, ce profil eût été moins flatteur.</p>
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		<title>Cahier de l&#8217;Herne Michel Serres</title>
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		<pubDate>Mon, 15 Nov 2010 17:50:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Michele Ferrand</dc:creator>
				<category><![CDATA[a la une]]></category>
		<category><![CDATA[invites]]></category>
		<category><![CDATA[michel serres]]></category>

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		<description><![CDATA[Avec Michel Serres, la pensee se fait voyageuse.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Parution le 10 novembre 2010</strong></p>
<p><strong>LES CAHIERS DE L&#8217;HERNE </strong>sont de grandes monographies critiques qui metttent à l&#8217;honneur écrivains et penseurs contemporains ou classiques.</p>
<p>Dirigé par François L&#8217;Yvonnet et Christianne Frémont.</p>
<p>Le Cahier de l’Herne qui lui est consacré, qui réunit une trentaine de collaborateurs internationaux et une dizaine de textes inédits de l’auteur, vise à mettre en évidence l’originalité et l’importance d’une pensée qui fait toute sa place aux singularités, à tout ce qui semble faire «exception».Ainsi, son goût pour les flux et les turbulences…</p>
<p>Ainsi encore, ce dont témoigne son épistémologie, une volonté de décloisonner les savoirs, de rendre féconds les liens complexes qui unissent les lettres et les sciences, les sciences dites « molles » et les<br />
sciences dites « dures » (de Leibniz à Hergé, en passant par Jules Verne ou Auguste Comte).</p>
<p>Il y a chez Michel Serres une sorte d’encyclopédisme dynamique et poétique. Il s’agit toujours de construire des ponts, de frayer des passages, d’interférer, de traduire et de distribuer, sans perdre de vue l’homme, cette « merveille » dont parlait Sophocle.<br />
<a href="http://www.editionsdelherne.com/" target="_blank"> Edition de l&#8217;Herne</a></p>
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